Le jour où j’ai ouvert ma happy jar...

janvier 06, 2016




Toute l’année 2015, elle a trôné sur notre table basse dans le salon, entre un cadre et une bougie. Je l’ai parfois inondée de petits mots et je l’ai parfois délaissée. Il va sans dire que nous avons vécu ensemble des hauts et des bas : si j’étais de bonne humeur, elle se remplissait ; si par contre j'étais dans un mauvais jour, son niveau stagnait. Puis est arrivé le 31 décembre 2015… Puisque nous sommes à l’heure des bilans et des résolutions, il est maintenant temps que je vous parle de ma happy jar !




Le principe

Pour ceux qui ne connaissent pas, il existe deux types de « happy jar » :

  • soit vous la remplissez (vous et vos colocataires, vos frères et sœurs ou votre compagnon), au début de l’année, de petits papiers sur lesquels vous avez écrit une citation qui pousse à la réflexion ou une maxime positive à piocher tous les jours (du type de ce que l’on peut trouver en magasin sous forme de calendrier, « 365 pensées positives »). À la fin de l’année, votre jarre sera donc en principe vide ;


  • soit vous commencez l’année avec une jarre vide, en mettant papiers et bics à disposition, pour écrire chaque jour (ou en tout cas régulièrement) une chose positive qui vous est arrivée, les raisons pour lesquelles vous avez apprécié votre journée. On peut y mettre de tout : d’un grand événement joyeux (mariage, fiançailles, bébé, obtention du permis…) à simplement ce qui vous a fait rire, sourire ou juste fait du bien (et au-delà d’un petit papier, on peut y déposer une place de cinéma, de concert ou un reçu du restaurant). Le but est alors d’ouvrir la jarre en fin d’année et de reparcourir non sans fébrilité tous vos moments de grandes et petites joies.
J’avais choisi la deuxième option ! Ma jarre vient de chez Casa et j'ai simplement écrit sur le verre avec un marqueur blanc spécial acheté chez Hema. Je ne l'ai pas décorée plus que ça puisque je voulais que l'on voit les petites papiers colorés à l'intérieur.


L’expérience

J’avais découvert le concept sur le blog de Sylvie (Les Conseils de Sylvie) et j’avais trouvé l’idée absolument géniale. Étant quelqu’un d’assez pessimiste en général, le fait de devoir poser sur papier toutes les choses positives qui m’étaient arrivées m’a d’abord obligée à faire l’exercice d’en prendre conscience et m’a rendue en quelque sorte plus sensible aux petites étincelles de bonheur.


J’ai toutefois rencontré un obstacle majeur à cette prise de conscience : je n’y ai pas consacré assez de temps. Je vous explique : parfois, c’est vrai, il faut chercher ce qui a bien pu nous arriver de positif dans la journée (on a tous des jours sans) mais si on décide d’arrêter de râler, de se braquer et d’enfin ouvrir ses yeux (et son cœur), on trouve assez vite en fin de compte ! Mais ça, c’est un sacré exercice (surtout pour ceux qui ont tendance à voir le mal partout comme moi). Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il m’est arrivé de ne rien déposer ou presque dans la jarre du tout pendant plus de deux mois. Je n’irais pas jusqu’à dire que ce concept de jarre est une thérapie, mais presque ! Cela permet en tout cas de répondre aux questions suivantes : qu’est-ce qui me permet aujourd’hui d’être reconnaissante ? Qu’est-ce qui me fait dire que j’ai eu la chance de vivre cette journée ? Et d’en tirer une bonne dose d’énergie et d’avoir un regard neuf pour la journée qui va suivre. On se rend également compte de cette façon que chaque journée est unique : adieu les généralisations de type « Ça se passe toujours comme ça de toute façon », « Je me cogne tout le temps au même endroit », « Ça n'arrive qu'à moi ce genre de choses », « Je suis nulle et ma vie est nulle ».


L’ouverture

Le 31 décembre 2015, on s’est calé sur le canapé avec mon copain pour enfin ouvrir notre happy jar version 2015. Je peux vous dire que j'avais hâte, un peu comme un Noël après Noël ! Ce qui m'a marqué, c'est le nombre de choses qu'on avait vécues qu'on avait déjà oubliées. À plusieurs reprises, il nous est arrivé de dire “ah mais oui, c'est vrai, on a fait ça aussi !”. On s'est donc rendu compte que notre année avait été plus riche que ce que l'on pensait. On a aussi constaté que beaucoup de choses qui avaient été écrites concernaient des bonheurs très simples comme aller boire un verre avec des amis, faire une bonne balade au parc, prendre le temps de savourer un bon bain chaud ou juste une bonne blague. L'ouverture de notre « happy jar » nous a mis du baume au cœur et nous a donné un tas d'idées de projets pour l'année à venir !


Je ne peux donc que vous conseiller de créer votre propre jarre ! :) En tout cas, pour nous, c'est sûr, il y aura une version 2016…


G.C.

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